12 janvier 2008

L'île de Penglai en OpenSim

Deuxième étape de mon apprentissage de l'OpenSim.

Je me suis amusé à recréer mon île de Penglai de Second Life (pour le moment, la forme du terrain seulement) dans mon OpenSim privé. Pour cela, j'ai téléchargé, depuis Second Life, le terrain de Penglai sous la forme d'un fichier raw que j'ai placé dans mon dossier OpenSim Standalone 2803. Puis j'ai créé un fichier startup_commands.txt contenant la ligne "terrain load RAW terrain.raw" et j'ai modifié les paramètres de configuration de OpenSim en conséquence (startup_console_commands_file = startup_commands.txt).



J'ai démarré OpenSim et le nouveau terrain était là. A vrai dire, ce n'est pas tout à fait le terrain de Penglai mais plutôt son miroir...

11 janvier 2008

Mondes virtuels : OpenlifeGrid et OpenSim

Ces dernières semaines, je suis allé plusieurs fois me promener sur OpenlifeGrid, mais j’y ai passé beaucoup moins de temps que Hugobiwan et Daneel. Si vous êtes intéressé par cette prometteuse expérience de "Second Life Open Source" ou tout simplement curieux, je vous conseille de lire préalablement leurs très instructifs billets sur la question. A lire également : le compte-rendu de visite rédigé et illustré par Sofian.

OpenlifeGrid s’appuie sur les réalisations du projet OpenSim, dont il constitue une des premières applications "publiques". Mais OpenSim est un projet plus vaste pour lequel il existe un wiki. Forest déchiffre pour nous ce projet et nous indique, de la façon la plus pédagogique qui soit, comment créer son propre simulateur sur son poste (Standalone OpenSim).


Petite précaution pour les utilisateurs de Vista : il faut exécuter OpenSim en mode administrateur.


Il y a plein de promesses dans tout cela. Il faudra absolument suivre Forest à la trace car il a beaucoup à nous apprendre. Un monde nouveau…

09 janvier 2008

Second Life n'a plus d'intérêt ?

Second Life n’a plus d’intérêt ? Jeu de mots ou pas, telle est la question.

"As of January 22, 2008, it will be prohibited to offer interest or any direct return on an investment (whether in L$ or other currency) from any object, such an ATM, located in Second life…"

"Interdit d’offrir des intérêts… sur un investissement (que ce soit en L$ ou une autre devise) à partir de n’importe quel objet, tel qu’un automate, situé dans Second Life… "

La première chose qui vient à l’esprit quand on lit cette annonce de Linden Lab tombée hier, c’est qu’elle est marquée par l’incompétence. Tout autoriser (taux d’intérêt non plafonné) puis tout interdire brutalement (taux d’intérêt nul), c’est le signe d’une absence de maîtrise du sujet. Un régulateur économique compétent – car c’est bien ainsi que se positionne Linden Lab – ne procède pas de cette façon.

De plus, les systèmes permettant de détourner l’interdiction telle que formulée (hâtivement ?) par Linden Lab sont innombrables.

1. Trois illustrations simples

Le vendeur de petits cochons roses -

J’ai ébauché ce modèle à la volée en commentaire du billet de Riona publié le 8 janvier 2008 sur SLObserver. Il fonctionne de la façon suivante :

- Le commerçant vend dans Second Life des animaux virtuels non copiables (et peut-être même numérotés) appelés “petits cochons roses”. Chaque petit cochon rose coûte 1 L$.
- Pour dix (ou 20 ou 30) petits cochons roses achetés, le commerçant offre gratuitement chaque mois un petit cochon supplémentaire "en cadeau", afin de récompenser l’acheteur de son amour pour les petits cochons roses.
- Le commerçant s’engage à racheter à tout moment chaque petit cochon rose d’origine au prix de 1 L$. Cette offre est naturellement valable aussi bien pour les cochons achetés que pour les cochons reçus “en cadeau”.
- S’il le souhaite, l’acheteur peut mettre des cochons roses sur son terrain ou les conserver dans son inventaire. Mais le commerçant propose un service gratuit très pratique consistant à assurer la garde des petits cochons roses pour le compte de ses clients. Le possesseur de cochons roses peut se rendre sur un site spécial (ou un lieu de Second Life) où il peut: 1) voir l’état de son cheptel de cochons roses (qui augmente de façon rapide grâce aux cochons "bonus") ; 2) acheter de nouveaux petits cochons roses ; et 3) revendre des cochons roses au commerçant.
- On pourrait même imaginer un script de "vie artificielle" implémenté dans les cochons roses pour qu’ils se reproduisent automatiquement selon des règles pré-établies, ce qui est fort amusant et évite au commerçant d’avoir à se préoccuper de l’attribution des cochons bonus.

Le promoteur de l’île aux petits pains -

Le promoteur achète une île à Linden Lab qu’il appelle "l’île aux petits pains" et il la découpe en plusieurs parcelles. Il met ensuite au point un contrat spécial qui fonctionne de la façon suivante : 1) vente de la parcelle au client pour un prix convenu ; 2) re-location immédiate par le promoteur de la parcelle au client ; 3) à échéance fixée, revente de la parcelle au promoteur par le client. Pendant la période de location, le promoteur paie au client un montant mensuel couvrant les "frais de propriété" payés à Linden Lab plus une marge. Le promoteur de l’île aux petits pains exerce par ailleurs son métier d’agence immobilière pour couvrir les frais payés à Linden Lab et générer quelques bénéfices.

Ginkobank Habilis, conseiller en banque privée -

Ginkobank Habilis est un avatar, conseiller en banque privée dans Second Life. Il propose différents services financiers et, entre autres, un produit d’épargne sur-rémunéré. Le minimum de dépôt est de 50.000 L$. Ginkobank Habilis n’utilise pas d’automate puisque c’est interdit, mais il reçoit ses clients dans son magnifique bureau. Il est aussi possible de communiquer avec lui par IM. Les dépôts du client s’effectuent directement auprès de Ginkobank Habilis par le biais du système de paiement interne de Second Life et les retraits d’argent effectués par le client se font par le même canal.

2. Des cas réels

Les trois scénarios ci-dessus permettent théoriquement d’offrir un paiement d’intérêt ou son équivalent, tout en étant conformes à la réglementation édictée par Linden Lab. Un peu caricaturaux, ils ont surtout une valeur pédagogique et ludique. Mais il existe d’autres dispositifs possibles, plus sérieux et bien plus efficaces.

Exemple 1 : achat en bourse virtuelle (de type WSE) d’obligations de sociétés virtuelles présentes dans Second Life ; tous les règlements (achats, versements d’intérêt) sont effectués, sur un site Internet dédié, dans une devise virtuelle qui n’est pas le L$ (par exemple le WIC) ; le site Internet propose également un service de change permettant d’acheter des L$ (ou des devises réelles) avec des WIC.

Exemple 2 : mise en place d’un modèle de "versant coopératif" suivant des principes analogues à celui de la finance islamique, qui n’autorise pas le paiement d’intérêts; dans ce modèle, le versant coopératif peut partager les profits de la banque à hauteur de sa contribution, la banque pouvant utiliser les dépôts pour financer des projets.

3. Conclusions

L’interdiction qui vient d’être promulguée n’est pas le signe d’un contrôle de l’économie de Second Life, c’est au contraire, à mon avis, un signal de son abandon. Linden Lab semble réduire ses ambitions et va finir par exercer une activité qui ne sera pas très différente de celle d’un simple "hébergeur de sites Internet". Seulement voilà : lorsqu’on évoque l’émergence d’Internet et le succès du e-commerce depuis la fin des années 90, on pense à des sociétés comme Google, Yahoo, eBay ou PayPal et certainement pas aux hébergeurs de sites Internet. Dommage pour l’avenir de Linden Lab dans l’univers du v-commerce…

De plus, cette interdiction pourrait sérieusement affecter, directement ou indirectement, l’activité de certaines start-ups qui ont lancé dans Second Life des activités à caractère financier. Si les bourses virtuelles ne seront probablement touchées qu’à la marge, une petite société telle que First Meta, qui offre des services de carte de crédit dans SL, le sera plus probablement. Cela pose la question importante de savoir s'il fait toujours sens pour les start-ups (et pas seulement les start-ups financières) de concentrer leurs efforts sur une plate-forme propriétaire telle que Second Life, compte tenu de la façon erratique dont l’économie y est "gérée" et des risques correspondants.

A quelque chose malheur est bon. D’abord, les escrocs vont devoir devenir plus intelligents. Ensuite, des banques et des institutions financières non bancaires "légales" vont peut-être faire leur apparition dans Second Life ou à son pourtour. Il est probable qu’elles auront tendance à offrir leurs services financiers en devise réelle et non en L$ - tout simplement parce que le L$ n’est pas une devise – et, lorsque les mécanismes de paiement seront en place, les marchands de Second Life vendront directement leurs biens virtuels contre devise réelle. Si le futur du L$ et de son économie semble désormais bien sombre, d’autres économies virtuelles, en devise virtuelle (par exemple WIC) ou réelle, vont se développer et ces économies-là échapperont totalement au contrôle de Linden Lab. Requiem aeternam dona eis.

05 janvier 2008

Twinity : les Furbys envahissent la Lune

Après la Metaversum Arena, voici un autre espace "ouvert" dans Twinity : il s'agit d'un lieu lunaire appelé Space Patrol Sunrise et développé par Force Sunrise, qui est une filale de Metaversum.




A noter que l'agence Force Sunrise est présente dans Second Life (ici) où elle est spécialement connue pour avoir mis en oeuvre l'initiative Realeaf. En son temps, sosogao et Mascottus avaient écrit des billets circonstanciés sur le sujet.

04 janvier 2008

De l'économie virtuelle à l'hyperéconomie

Contrairement à ce que certains pourraient imaginer, peut-être par méconnaissance, l’économie virtuelle n’est pas simplement l’économie réelle transposée aux univers virtuels. En effet, si les mécanismes de l’économie virtuelle étaient les mêmes que ceux de l’économie réelle, quel besoin y aurait-il à s’en occuper ? Les acteurs économiques ne sont-ils pas déjà présents et efficaces ?

Second Life, prototype des univers virtuels, peut nous aider à comprendre ce qu'est (sera) l’économie virtuelle car il s’agit d’un terrain d’observation privilégié pour l’observation de mécanismes économiques naissants. Et, sans vouloir entrer dans les détails, qu’y voit-on ? Eh bien : un coût de production égal à zéro ; un coût de distribution quasi-nul ; des paiements de petit montant, universels et instantanés ; et aussi des "automates" qui versent de l’argent pour une présence ("camping") ou une visite dans un lieu donné. C’est une économie en réseau, c’est l’embryon d’une hyperéconomie.

Le concept d’hyperéconomie a été créé par Sasha Chislenko "en référence à la dynamique complexe d'une économie dans laquelle des agents artificiels s’échangent des petits paiements pour tout, et dans laquelle des instruments financiers complexes émergent même des plus simples transactions de la vie quotidienne – des agents intelligents qui paient d'autres agents pour des conseils ou pour des indications sur l'endroit où on peut obtenir des conseils; votre agent achetant pour vous non seulement de la laitue mais aussi des futures et des options sur la laitue, et peut-être même des futures et des options sur les conseils fournis par d'autres agents"*.

L’Internet de la fin du 20ème siècle a vu l’émergence de nouvelles entreprises, de nouveaux modèles d’affaires, de nouveaux produits, de nouveaux services, de nouveaux modes de communication, de nouveaux modes de distribution, de nouveaux moyens de paiement… Et dire que tout cela n’était encore que du "joyeux bricolage"…


* Traduit de Ben Goertzel, The Path to Posthumanity.

03 janvier 2008

Twinity : un stade gigantesque

Dans Twinity, il existe un stade gigantesque, construit par les équipes de Metaversum et prévu, semble-t-il, pour de futurs grands événements, des concerts et des matches. Il porte le nom de Metaversum Arena.



Dans Second Life, des stades existent aussi mais, pour des raisons techniques, il n'est pas possible d'y rassembler beaucoup de monde... A voir si Twinity pourra faire mieux. C'est probable. Mais, aujourd'hui, le risque n'est pas bien grand, compte tenu du petit nombre de personnes participant effectivement aux tests.

02 janvier 2008

Le choc de l'économie virtuelle

Aujourd’hui, il me semble faire peu de doute que le vrai "choc technologique" en cours est celui des univers virtuels et de leur économie. Mais, si la transition vers l’économie virtuelle est impulsée par la technologie, la réussite de sa mise en œuvre, dans nos pays réels, va probablement demander la contribution de forces sociales, économiques et institutionnelles.

En effet, les composantes d’un tel projet sont nombreuses : infrastructure à destination des mondes virtuels, gestion des identités virtuelles, sociétés virtuelles (statut, procédure d’enregistrement allégée par Internet, levées de fond en direct), accès à l’économie virtuelle pour les entreprises traditionnelles, gestion numérique des droits, plate-forme de communications, plate-forme d’échanges commerciaux, systèmes de paiement et mécanismes financiers. De plus, son implémentation nécessitera l’implication coordonnée d’acteurs d’horizons divers : opérateurs de mondes virtuels, entreprises technologiques, industries, banques, etc. Voilà qui devrait être un dossier sérieux pour l’éventuel futur secrétariat d’Etat à qui sera confiée "la mission de prospective, de pilotage et de coordination de la politique de l’Internet".

Le gouvernement chinois, quant à lui, semble déjà avoir compris les enjeux du nouvel Internet. Preuve en est le lancement du projet Dotman piloté opérationnellement par le China Recreation District (CRD) avec la coopération d’entreprises comme China Mobile, Citic Pacific, Berkam, Everbright Bank, Phison, IBM, Paynova et MindArk. Même si l’information donnée sur le site de CRD est parcellaire, elle mérite, je crois, d’être lue avec attention. En voici juste un court extrait traduit : "La croissance rapide de l'industrie des mondes virtuels conduit ... à penser que la maîtrise de ces technologies clés sera le moyen le plus rapide pour être gagnant dans l'économie internationale du futur."

Si l’Europe veut être de la partie dans l’économie de demain, il va peut-être falloir qu’elle « se bouge » sérieusement et rapidement.

30 décembre 2007

Second Life : la forêt de pagodes

Je suis allé visiter la forêt de pagodes située à Mystical Mastery dans Second Life. C'est une très belle réalisation et, non loin de là, se trouve aussi un "temple Shaolin". On doit ces créations à Fox Obviate.



L'ensemble est inspiré par le monastère Shaolin et la forêt de pagodes qui se trouvent sur le mont Song dans la province du Henan en Chine.

28 décembre 2007

Technologies de demain : les niveaux de choc

Eliezer Yudkowsky a établi une classification des technologies de demain en fonction de ce qu’il appelle des "niveaux de choc" (Shock Levels - SL). Un "niveau de choc" identifie l’ensemble des concepts technologiques qu’une personne est capable d’accepter sans être prise de vertige, effrayée, aveuglément enthousiaste – de sorte qu’elle ne sera pas choquée dans le futur.

Ces niveaux sont les suivants :

. SL0 correspond à la technologie moderne que nous utilisons aujourd’hui dans notre vie quotidienne ;
. SL1 comprend la réalité virtuelle et une économie fondée sur le e-commerce ;
. SL2 inclut l’exploration interplanétaire, l’immortalité médicale et l’ingénierie génétique ;
. SL3 englobe les nanotechnologies et l’intelligence artificielle de niveau humain ;
. SL4 est la Singularité, la fin de l’ère humaine, la post-humanité, l’évaporation totale de "la vie telle que nous la connaissons".

Yudkowsky a conçu cette classification afin de mesurer la difficulté qu’il y a à introduire une idée se situant à plus d’un niveau d’écart avec ce qu’une personne a déjà assimilé – en précisant que les "niveaux de choc" visent à identifier ce que vous êtes capables d’accepter calmement et non ce que vous savez sur la question. Ceux qui sont intéressés par le sujet peuvent consulter l’article de Yudkowsky : ici. Une version commentée est aussi disponible : là.

Yudkowsky est un chercheur en intelligence artificielle qui applique ses réflexions et ses travaux à l’aboutissement d’une singularité positive. Il a dit : "The important thing is not to be human but to be humane"*.

* "La chose importante n'est pas d'être humain, mais d'être humain". La langue française ne sait pas rendre compte de la différence entre "human" et "humane".

25 décembre 2007

Un monde virtuel en contient un autre

Ici : Citypixel dans Twinity. Citypixel est animé. Mais le Login ne marche pas. Pas encore.

Téléchargement d'âme

Au sein de Novamente, Ben Goertzel et son équipe travaillent à la réalisation d’une intelligence artificielle générale pour les mondes virtuels comme Second Life ou HiPiHi. Les premiers produits devraient voir le jour en 2008 sous la forme d’animaux virtuels capables d’apprentissage, mais Ben Goertzel indique lui-même que l’objectif ultime, à horizon de dix ans, est la réalisation d’avatars autonomes dotés d’une intelligence artificielle de niveau humain ou même supra-humain. Si la technologie permet d’obtenir ce résultat, une question se pose néanmoins : un tel avatar, apte à résoudre des problèmes complexes dans un grand nombre de situations différentes, serait-il conscient ?

Une question similaire a été évoquée lors d’une conversation qui a eu lieu il y a quelques années entre le Dalaï-lama, Francisco Varela et Jeremy Hayward. Cette conversation avait trait aux ordinateurs conscients; à l’époque, les mondes virtuels tels que Second Life n’existaient pas encore. En voici un extrait traduit :

Dalaï-lama : S’agissant de la substance dont les ordinateurs sont effectivement faits, est-ce simplement du métal, du plastique, des circuits, et ainsi de suite ?
Varela : Oui, mais ceci met à nouveau en évidence l’idée de la structure, pas la substance mais la structure.
Dalaï-lama : Il est très difficile de dire que ce n’est pas un être vivant, qu’il n’a pas de cognition, même du point de vue bouddhiste. Nous maintenons qu’il y a certains types de naissance pour lesquelles un continuum de conscience antérieur est la base. La conscience ne peut pas naître de la matière seule, mais on pourrait concevoir qu’un continuum de conscience vienne s’y loger.
Hayward : Est-ce que Votre Sainteté considère comme critère indispensable qu’il doit y avoir continuité avec une conscience antérieure ? Que là où il y a cognition, il doit y avoir un flux de cognition qui remonte au temps sans commencement ?
Dalaï-lama : Il est impossible qu’une nouvelle cognition sans relation avec un continuum antérieur puisse apparaître. Je ne peux pas totalement écarter la possibilité, si toutes les conditions externes et l’action karmique sont là, qu’un flux de conscience puisse entrer dans un ordinateur.
Hayward : Un flux de conscience ?
Dalaï-lama : Oui, c’est cela. [Le Dalai Lama rit] Il est possible qu’un scientifique ayant été très impliqué toute sa vie [avec des ordinateurs], alors la vie suivante… [il serait réincarné dans un ordinateur], même processus ! [Rire] Alors cette machine qui serait mi-humaine et mi-machine a été réincarnée.
…
Rosch : Donc si un grand yogi était en train de mourir en face du meilleur ordinateur qui soit, pourrait-il projeter sa conscience subtile dans l’ordinateur ?
Dalaï-lama : Si la base physique de l’ordinateur acquiert le potentiel et la capacité de servir comme base à un continuum de conscience. J’estime que cette question à propos des ordinateurs sera seulement résolue avec le temps. Nous devons juste attendre jusqu’à ce que cela se produise effectivement.



Références :

- The Path to Posthumanity, Ben Goertzel & Stephan Vladimir Bugaj, Academica Press, 2006. Sur ce thème, cf. le chapitre "Uploading : Liberating Minds from Brains" et plus particulièrement le paragraphe "Soul Uploading" aux pages 223-225. Voir aussi cet article publié en 2002 qui constitue une version moins complète et moins élaborée du même sujet.
- Gentle Bridges : Conversations with the Dalai Lama on the Sciences of Mind, Jeremy Howard & Francisco Varela, Shambala, 1992. Une traduction en français sous le titre "Passerelles : Entretiens avec le Dalaï-lama sur les sciences de l’esprit" a été publiée chez Albin Michel.

24 décembre 2007

De la couleur dans Twinity

Le propriétaire du lieu "TEXTURE oOoOo", dont le propriétaire déclaré est "YO! In da house", a manifestement trouvé le moyen d'introduire des textures sur les sols, les murs et les plafonds. La couleur ne va donc sans doute pas tarder à se généraliser dans les appartements de Twinity...



22 décembre 2007

Twinity : je suis libre

Je me suis échappé d'un appartement de Twinity en m'aidant du mobilier disponible et en sautant d'un balcon... Je me suis alors retrouvé dans la rue. Je suis libre ! Je suis libre !



La rue s'appelle "Schwedter Strasse", c'est une rue de Berlin. Je me promène. Evidemment, la rue est déserte.


Au bout de la rue, le grand vide... Le monde se déconstruit...



Et, dans Twinity, je poursuis ma route vers l'indéfini...



Note : SuezanneC Baskerville a apparemment fait une expérience similaire.

21 décembre 2007

Twinity : premières impressions

Voici mes impressions sur Twinity après une petite semaine de participation aux tests de ce monde virtuel prometteur. La plate-forme, qui fonctionne uniquement sous Windows XP ou Vista, m’apparaît déjà très stable même si j’ai dû subir des blocages et des anomalies de fonctionnement. Mais cela n’a rien à voir avec les difficultés que connaît HiPiHi par exemple.


Il est clair que tout est fait pour que Twinity se rapproche des conditions d’un monde réel. Contrairement à ce qui se passe dans Second Life, HiPiHi ou Novoking, on ne vole pas. On ne peut pas survoler des étendues fantastiques de montagnes, de cascades ou de forêts remplies de dragons. Les visites de châteaux hantés ne sont pas non plus à l’ordre du jour. Tous les avatars sont humains, même si l’outil permet de leur donner des formes grotesques. Il est également possible de se faire un visage à sa propre image (ou celle de quelqu'un d'autre) par téléchargement de photographies d’identité mais je n’ai pas essayé cette alternative. Pour l’instant tout au moins, c’est aussi d'abord un monde des espaces intérieurs : on peut se téléporter d’un appartement à l’autre ou d’un club à l’autre.


Comme on pouvait s’y attendre, Twinity suit le rythme des jours et des nuits de la vie réelle. Le graphisme est très précis. Cependant, je trouve que l’ensemble est un peu triste du fait de l’abondance des textures grises. Le déplacement de l’avatar, qui se fait avec les flèches du clavier, est assez déroutant au début mais on s’y fait assez rapidement, même si je souhaiterais quand même disposer d’une fonction permettant de tourner sur place. Il est possible de zoomer avec la souris, mais uniquement à partir de la position de l’avatar et non sur un objet précis comme cela se fait dans Second Life. Le dialogue se fait par chat clavier (avec affichage de bulles de dialogue) ou par la voix.


Lors de la création de son propre espace (appartement, maison, etc.), on peut choisir entre plusieurs options dont l’architecture et l’agencement sont préétablis. Une fois dans sa propriété, on peut ajouter des miroirs, des images (de son choix) et des pages Web actives. Les pages Web sont navigables et les flux audio et vidéo fonctionnent. On peut aussi ajouter différents objets mais, pour le moment, seulement à partir d’un catalogue prédéterminé.


La monnaie virtuelle de Twinity est le Global, mais les mécanismes économiques et financiers ne sont pas encore en place. Ce qui est sûr, c’est qu’il y aura une intégration forte avec les mécanismes de la vie réelle. A suivre.

18 décembre 2007

Twinity : la dissolution de la membrane *

Même s'il fait nuit, l'équation est facile à résoudre (et non à dissoudre). Le problème est résolu (ni dissous, ni dissolu).



* En référence au très bon article "Changes to Virtual Economies and the Dissolving Membrane" de Dusan Writer

16 décembre 2007

Twinity : visite à PLAYGROUND

Aujourd'hui, nouvelle balade dans le monde de Twinity. Ce matin, alors que je faisais l'apprentissage des outils disponibles, un avatar a fait son apparition : Rob T. , employé de Metaversum, venait me proposer son aide. Malheureusement, le chat ne semblait pas fonctionner correctement et la discussion a donc très vite tourné court.

Cet après-midi, je me suis rendu dans l'espace PLAYGROUND décoré de façon originale par roman.kovalchuk. L'endroit est supposé être situé à Kiev en Ukraine.





Voilà quelques bonnes idées... Il va falloir que j'équipe, moi aussi, le lieu que je viens de créer.

15 décembre 2007

Mes premiers pas dans Twinity

J'ai reçu mon invitation à participer aux tests de Twinity et j'en ai profité pour y faire mes premiers pas. L'inscription est très simple et le téléchargement du fichier de 121,33 MB est rapide avec FlashGet. L'accès se fait par une carte du monde : on nous demande de choisir un lieu et un type de résidence. Je choisis une résidence "minimaliste" avec accès public (je suppose que cela permet les visites) située à Beijing en Chine.


Voici la naissance.


La modification de l'apparence se fait par les fonctions habituelles mais, point intéressant, il est également possible de générer son visage à partir de photographies. La monnaie est le Global et tout nouveau résident reçoit (au moins pour le moment) un crédit de 100 Globals à son arrivée.



On peut se déplacer en utilisant les flèches du clavier. Je fais donc - maladroitement - un premier tour du propriétaire.



C'est tout pour aujourd'hui. Je vous ferai part de mes expériences et de mes découvertes dans ce nouveau monde virtuel à l'européenne.

14 décembre 2007

Novoking : se constituer une garde-robe

A sa naissance dans le monde de Novoking, le résident ne dispose que d'un choix très limité de vêtements. Pour s'équiper, il faut donc faire quelques "achats". Tout nouvel arrivant dispose d'un crédit de 100.000 N$. Certains magasins "vendent" des meubles ou des objets de décoration, et d'autres des vêtements.




Le choix est assez limité pour l'instant. Mais le plus important pour moi était de ne pas continuer à marcher pieds nus...

Ceux qui sont intéressés par Novoking peuvent consulter la documentation en anglais disponible (attention, cette documentation se réfère à la version précédente et il y a quelques petites différences avec la version actuelle) :

11 décembre 2007

Les "bacs à sable" dans Novoking

Je me suis décidé à installer la nouvelle version (0.92) de Novoking disponible depuis quelque temps sur le site, une décision qui a un peu tardé du fait de la durée prévisionnelle de téléchargement (plusieurs heures). La nouvelle version apporte assez peu de changements mais semble plus stable. A noter qu’on peut maintenant se déplacer en utilisant aussi les flèches, ce qui est plus pratique qu’avec les lettres A, D, W, etc.

Dans un des « bacs à sable » repérés lors de précédentes excursions (deux dans les régions du Sud), je me suis (un peu) exercé à utiliser les outils de construction. Je trouve que le défaut le plus important est le manque de souplesse dans l’utilisation de la caméra : zooms et déplacements sont trop limités.



09 décembre 2007

L'astéroïde B 612 dans HiPiHi


Visite de l'astéroïde B 612. Le petit prince, en voyage sur la Terre, n'était pas là. "Cet astéroïde n'a été aperçu qu'une fois au télescope, en 1909...".

Coordonnées dans HiPiHi : 8868, 1252, 99

08 décembre 2007

L'île sans nom dans HiPiHi

Après quelques petits travaux d'aménagement...



07 décembre 2007

Crépuscule dans HiPiHi

HiPiHi 40011 sous Vista

Une nouvelle version (40011) de HiPiHi est disponible depuis quelques jours sur la page d'accueil du site. C'est une version largement traduite en anglais et plus avancée que la version "préliminaire" dont j'ai déjà parlé.

Je l'ai donc installée sur mon vieux poste Windows XP, comme à l'habitude (*), mais le rendu de terrain n'est pas bon (couleur grise et sans texture), alors que les versions précédentes fonctionnaient pourtant parfaitement. SuezanneC Baskerville, pionnière du monde HiPiHi, a eu le même problème (ceux qui s'intéressent à la question peuvent aller consulter le forum HiPiHi).

J'ai alors eu la curiosité d'installer HiPiHi sur mon portable Vista. Et là, surprise ! Cela fonctionne, même s'il m'a fallu tâtonner un peu pour y arriver. Voir (une partie de) l'histoire ici. Maintenant, je dispose de HiPiHi plein écran (1280x1024) sur mon poste Vista.



Anglais + Vista... Ceux qui ne sont pas encore sur HiPiHi n'ont plus d'excuses.


(*) Car HiPiHi n'est pas censé fonctionner sous Vista.

04 décembre 2007

Second Life, un lieu pour faire de la musique (*)

Wildo Hofmann à la manoeuvre lors du concert exceptionnel qu'elle a donné à l'occasion de l'inauguration AIRE - Ecologia Island. Du concentré de musique...


Et l'île de Fangzhang où elle a installé son atelier virtuel qui est aussi un espace d'écoute... Pour vous y rendre, c'est ici.


(*) La musique, c'est mieux que le buzz.

02 décembre 2007

Standard Chartered dans Second Life

C'est annoncé depuis plusieurs semaines. L'île "Standard Chartered" se construit même si tout ne semble pas encore terminé et la région n'est que partiellement accessible. Voici donc un nouveau groupe bancaire qui fait son entrée dans Second Life.



L'opération semble, au moins en partie, menée par Standard Chartered Scope International si l'on en juge par les bâtiments en construction. Scope International est le centre de services global de Standard Chartered situé à Chennai en Inde. Voici donc aussi une nouvelle société indienne qui fait son entrée dans Second Life.

01 décembre 2007

Second Life : une décevante Bourse virtuelle

J’observe activement ce qui se passe sur le World Stock Exchange (WSE) depuis sa création - et même avant celle-ci puisque je possédais déjà des actions de son ancêtre, le World Currency Exchange. J’ai suivi toutes les évolutions, tous les changements de directions, toutes les péripéties, tous les problèmes techniques et toutes les erreurs du WSE depuis plus de 10 mois. Ainsi que les faillites frauduleuses de certains prétendus entrepreneurs…

Pour moi, il ne fait pas de doute que les Bourses virtuelles constituent des dispositifs précurseurs pour le développement de la micro-entreprise. L’idée du WSE est (était) excellente, mais…

Il y a d'abord des facteurs d'environnement. Par exemple, une part de plus en plus importante des transactions commerciales liées à Second Life échappe totalement à son économie, et ne s’effectue pas en Linden Dollars mais directement dans d’autres devises (SL Exchange, B2B, etc.). Ensuite, il y a le Linden Dollar lui-même dont le cours est de fait indexé sur le Dollar US, en pleine dégringolade, alors que seulement 35% des résidents proviennent des USA. De cela il résulte que, si l’économie de Second Life est en fort développement, celle du monde "Linden Dollar" est moins impressionnante. Second Life procède d’une vision géniale mais la mise en œuvre de Linden Lab reste finalement celle de techniciens dont le Business Model est resté, à peu de choses près, celui d'hébergeurs de sites Internet…

Le plus important, néanmoins, c’est ce qui se passe avec le WSE. Là, deux événements récents lui ont porté un coup sérieux. Il ne s’agit pas de l’histoire de la banque Ginko dont ont abondamment parlé les médias. Il ne s’agit pas non plus de l’interdiction de certains jeux d’argent par Linden Lab. Ce sont : 1) le non paiement des intérêts de HCB (Hope Capital Bond) à échéance, ce qui entame fortement la crédibilité du management de Hope Capital (qui possède le WSE) ; et 2) ce qui ressemble bien à une fraude de la part de Chao Mu avec les titres THI et TGB ; et la façon dont cela s’est passé fait douter des principes de fonctionnement du WSE. Depuis quelques semaines, la confiance des investisseurs a disparu et le volume de transactions est devenu très faible.

Heureusement, d’autres Bourses virtuelles viennent de démarrer. Je suis plus particulièrement deux d’entre elles : le Virtual Stock Exchange (VSTEX) et l’Ancapistan Capital Exchange (ANCAPEX). Alors que le WSE tient un discours "ludique", VSTEX s’appuie sur un modèle "communautaire" et ANCAPEX adopte une approche résolument "professionnelle". Je leur souhaite bonne chance à toutes les deux, car elles ont les moyens de réussir. Néanmoins, je pense que le vrai succès d’une Bourse virtuelle passera par une économie maîtrisée. Je ne sais pas si IntLibber Brautigan (ANCAPEX) est conscient de cet état de fait quand il indique vouloir créer son propre pays virtuel ("Extropia Grid") mais c’est effectivement une possibilité.